mardi 19 octobre 2010

Arrêt d'abstinence

Ici, ce soir, en ce moment même, j'ai de la tachycardie. Je prend un petit verre de rhum et en réalité, j'essaie de boire le plus vite que je peux. Depuis ma cure de désintoxe en 2007, je prend encore conscience, 3 ans plus tard, de ma condition d'avant. Je réalise beaucoup trop de chose qui sont trop difficile à coucher sur papier. Après 21 mois d'abstinence, j'ai fais le choix de reprendre le premier verre...

Depuis le mois de janvier 2009, j'ai passé par toutes sortes de moments tristes et heureux et ce, avec ou sans alcool. J'ai compris qu'on pouvait sourire et rire aux larmes, même sans avoir bu une goutte. J'ai appris par le fait même que l'alcool me rend plus joyeuse et moins agressive. J'ai compris aussi que le goût me répugne et qu'avant c'est l'effet que je recherchais, pas un désir gustatif.

Maintenant, que ce soit du Porto, du Cognac, du Pineau des Charentes, du rhum de Cuba, de la Tequila, du Cinzano, du vin rouge ou blanc ou du Grand Marnier, c'est toujours du pareil goût d'émotions...

J'ai perdu mon âme... j'ai perdu mon identité depuis les 3 dernières années... j'ai perdu ma fierté, ma beauté. J'ai laissé de côté la cigarette et la poésie... J'ai perdu ma bonne humeur, ma patience et ma joie de vivre. J'ai oublié que je ne suis pas seule dans la société et je m'imagine servant à rien. Comprenez-vous que dans mon abstinence, je ne peux m'abstenir de vous dire que ma vie est triste? Ma vie est morose? Ma vie... quelle qualité de vie ai-je?

Depuis 3 ans, je suis malade... J'tannée de l'hypoglycémie et surtout de l'arythmie cardiaque, écoeurée! Bien dépassé par les évènements, maintenant que mes pilules contrôle ma santé mentale, je souffre le martyre physiquement, ce que je n'avais pas avant.

La musique me manque, les soirées de danse me manque, le plaisir d'être en contrôle de moi-même s'est envolé. Que dois-je faire? Je me tourne vers une autre drogue qu'est les médicaments... Quelqu'un a de l'herbe à fumer? Quelqu'un a de l'amitié à partager avec moi? Qui veut bien d'une femme comme moi. Je me fais critiquer tout le temps. Je n'arrive pas à attirer l'attention assez grande pour sentir que je ne suis pas seule dans la vie, dans mon monde.

La suite de l'histoire, au prochain billet du blogue, si je réussi à avoir plus de 12 membres, car avec ce nombre, je ne suis plus encouragée à continuer. J'ai besoin d'aide. J'ai besoin de beaucoup de support et je ne le trouve nul part...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Tu écris très bien. Tu nous fais ressentir ton état. Mais, est-ce que nous pouvons vraiment t'aider? J'ai un cousin qui s'est évaporé l'an dernier; brûler par son mal être. Il souffrait, mais ne voulait pas d'aide. Il ne voulait pas accepter sa condition, il la refusait. Il me manque terriblement aujourd'hui. Je n'aurais jamais pu l'aider car je n'avais pas les moyens, les outils, ni les compétences pour le faire. On peut soulager une douleur avec un pansement; l'alcool est un pansement. Mais on ne soigne pas le mal. Ça prend plus qu'un pansement.
Bon courage.
Patrick Poirier

Anonyme a dit…

Katie, je suis inquiète... C'est pas une vraie photo, hein, dis-moi? Rassure-moi, s'il-te-plaît.

Geneviève V.

WebSyCreation a dit…

Pas facile Patrick de trouver un mot, un sourire, un réconfort... Que s'est-il passé avec ton cousin? S'est-il suicidé? Il avait le même diagnostique que moi, de trouble de la personnalité limite? C'est JAMAIS facile et je parle pour moi. Je lance des cris d'aide, mais les gens autour proche de moi ne décode pas... Sauf, ma soeur et une GRANDE CHANCE qu'elle se souci de ma condition mentale. Sans elle, sans ces appels inprévus pour me demander comment je vais, je ne suis pas sure que j'aurais de l'espoir à trouver pour me battre encore. Merci d'avoir commenté, j'apprécie beaucoup.

WebSyCreation a dit…

Et non Geneviève, ce n'est pas une vraie photo de moi. Même si parfois je fais quelques mutilations sur mon corps, je ne me sens pas capable de publier quoi que ce soit. Ne t'en fais pas, quand je déciderai de mettre fin à mes jours, et le courage me manque beaucoup trop, je vais simplement disparaître. Pour le moment, ça va encore, je ne suis pas rendu à ce stade même si j'y pense.

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