mercredi 18 janvier 2017

Midi, j'ai reçu un appel

Le 2 à 3 semaines d'attente c'est transformé en 6 jours...

12:36, aujourd'hui, j'ai reçu un appel pour me donner un rendez-vous pour la semaine prochaine.

Elle m'a reparler du suicide au téléphone. À savoir si je pouvais attendre à la semaine prochaine pour pouvoir se jaser de tout ça ensemble...

Je suis contente.

À suivre...

jeudi 12 janvier 2017

L'après entrevue téléphonique de mardi

Visage meurtrie
La société est faite telle que l'aide qu'elle crie haut et fort qu'elle peut apporter, soutenir les personnes dans la détresse psychologique, est fausse. Tout est biaisé par les lois. Surtout les lois du silence... qui peuvent être brisé.

Quand elle m'a demandé si je vivais de la violence. Si je faisais la violence. Je savais que je ne pouvais pas dire la vérité.

Quand elle m'a demandé ce que j'ai d'important à mentionner tout de suite qu'il serait indispensable que la ou le futur intervenant devrait connaître avant le début des rencontres. J'ai dis que j'ai eu un diagnostique de Trouble de Personalité limite en 2009. Elle m'a tout de suite faite savoir qu'ils ne traitent pas ce trouble.

Et je vous fais grâce du paragraphe sur la consommation d'alcool.

J'ai tellement regretté! Mais là, putain de merde, qu'est-ce que je suis en train de faire? Je suis en train de monter un dossier judiciaire contre moi???

C'est quoi cette merde de mentalité qui croit que je suis coupable d'être moi-même et que demander de l'aide psychologique est un verdict de culpabilité???

Et coupable de quoi? De faire la violence parce que je subis la violence? Coupable de ne pas prendre de pillules contre la dépression? "C'est vous qui avez décidé d'arrêter?" Comme si je n'avais aucune raison valable parce que je ne suis pas médecin?

Et même sur le sujet du suicide, j'ai dû encaisser un jugement:
"Avez-vous des idées suicidaires?" 
Oui
"Vous avez pensé faire ça comment et quand?"
(Ok. J'ai déjà fait mon cours en santé mentale. Je sais où tu veux en venir, ok?)
Avec ma voiture, encore hier...

J'ai dû donner l'explication en long et en large que ce n'était pas obligatoirement à cause du diagnostique Borderline que "j'avais des idées suicidaires". Que les gens "normaux" eux aussi avaient des épisodes possible d'idées suicidaires.

Quelle merde! J'ai appris beaucoup de choses déjà et je n'ai même pas rencontré un intervenant encore.

FARME TA GUEULE! Tu demandes de l'aide parce que tu sais que t'es au bord du gouffre, tu as envie de te tuer ou tuer quelqu'un d'autre. Tu subis de la violence et tu violente les autres. Tu sais que ce n'est pas normal et tu cherches de l'aide avant l'irréparable! Et la seule solution qu'il me vient à l'esprit après cet entrevue téléphonique c'est, suicide-toi!

Tout ce que tu voudrais avouer et vouloir corriger sera retenue contre toi! Suicide-toi! Comme ça tout le monde ne te prendra pas pour un monstre avec des idées de tuer ceux qui te violente!

Et après, cette même société qui sort des statistiques sur le nombre de suicidés... Pfffff. Maintenant, si je me suicide, vous comprendrai que je ne voulais froisser personne avec mes vérités.

jeudi 5 janvier 2017

Espoir

2017
Lundi le 2 janvier de cette nouvelle année 2017, j'ai misé très très grand sur l'appel que j'allais faire demain le 3. En décembre 2016, elle m'avait dit:" Rappelle mardi le 3 janvier pour qu'on ouvre un dossier".

Mardi le 3 janvier. Mon appel a frappé un mur. Il n'y a personne. Quelle déception. J'ai pleuré. Ils disaient qu'il fallait rappeler mercredi le 4 janvier.

Mercredi, j'ai pas eu le courage une deuxième fois de rappeler. Vous voyez comment ce que vous dites peut être une question de vie ou de mort dans certain cas?

Mais mardi, j'avais lancé ma ligne de pêche en laissant mon nom et numéro de téléphone. Le poisson a perdu par ma grande et heureuse surprise.

Jeudi le 5 janvier, ils m'ont rappeler. Qu'est-ce que ce serait passé s'ils ne l'avaient pas fait??

J'aurai un entrevu téléphonique, d'une durée de 30 minutes environs, mardi le 10 janvier à savoir si je peux bénéficier de leurs services de psychologie...

samedi 10 décembre 2016

Fini le Cipralex!

Fini le Cipralex!
L'industrie pharmaceutique ne va pas m'aimer. Après plus de 16 années à investir dans le Cipralex, la fin se justifie par une réussite. Qu'est-ce que positivement ça m'a apporté? Ok, je veux bien leur donner quelques mérites. Il est censé traité la dépression, le trouble obsessif-compulsif (TOC) et l'anxiété généralisée (TAG). Et il les traite. Avec beaucoup de paresse. Beaucoup de lassitude. Beaucoup de "je vais me reposer". "Ah oui!, je me sens moins anxieuse!" (Je suis en train de nager dans les nuages, c'est beau et calmant). Et aussi, "Ok, j'ai du ménage à faire, j'ai du ménage à faire! Mais c'est ok, je me pratique, je vais laisser la vaisselle là, et la faire demain, ok, ça va". Il traite aussi la dépression. C'est à dire pour ma part, "Je vais me suicider. Là, je prend ma voiture, je pars et ne reviendrai plus", et je suis toujours revenue...

J'ai eu plusieurs jours endormis. À dormir, pas pour rire. Le divan, le lit. La voiture. Le sous-bureau au boulot. La table. Le bus. Mais putain, comment un médoc peut dire avoir des propriétés si bienfaisantes avec des effets si négatifs au quotidien? Et tant et aussi longtemps que tu le consommes, tu ne réalises pas ce que tu manques! Ce que tu rates dans l'instant PRÉSENT!

J'ai décidé, sans l'avis d'un médecin, de mettre fin à cet endormitoire. Écoeurée de dormir tous les jours dans la journée. J'ai commencé par diminuer la dose pour voir si j'aurais plus de vitalité, plus de concentration. Mais, le résultat fut négatif. J'ai donc pris la décision ultime... C'est fini! J’arrête le Cipralex et on verra! L'inconnu m'appelle et j'aime ça! J'ai envie, j'ai besoin de voir!

Je suis passé par une désintoxication involontaire. Je croyais qu'après 2 mois de dose diminuée, de "un jour sur deux", j'étais à l'abri. Dans une belle maison de soulagement, de détente, de non-stress et surtout de non-douleur. MAIS JE ME SUIS TROMPÉE!

J'ai eu mal. J'ai eu MAL! Mal, mal mal à mon corps! Je n'ai jamais eu autant de questionnement sur des malaises corporels. Mal aux articulations. Mal aux os. Mal de juste vivre à chaque jour. Douleurs au levé jusqu'au coucher. J'ai même dû consulter un médecin... (Lui, il savait plus que ce qu'il me disait. Il m'a dit de recommencer à 5 mg).

Je n'ai rien pris. Je n'ai jamais retouché un mg de Cipralex. Et je ne reprendrai jamais du Cipralex!

J'ai découvert au début de ma désintox, que je n'étais pas si ralenti que ça. Que d'un coup, je me sentais moins niaiseuse que ce que je croyais des 16 dernières années. Oh là! J'ai des mécanismes dans mon cerveau qui se sont prononcés! Oh my! Je vois clair! Je peux réfléchir avant de prendre la parole, je n'ai pas juste à sourire. Je me sens là. Je me sens ICI. Ici, en ce moment présent. Maître de dire ce que JE PENSE.

Il m'a fallu beaucoup de jours, de semaines, pour voir la différence. Je me sens plus intelligente car, je suis capable de calculer dans ma tête ce que les autres me parles. Et de répondre avec ce que je me sens vraiment. Il y a une énorme différence. Je ne dors plus le jour. Je dors mieux la nuit.

Et surtout. ET SURTOUT! Du 90% d'envie de boire de l'alcool, 50% de mes envies se sont envolés avec l'arrêt du Cipralex. J'avais déjà lu qu'il y avait une étude sur le fait que certains antidépresseurs conduiraient à alimenter la consommation d'alcool chez des sujets sensibles. Et bien, moi, je confirme. Le Cipralex induit chez moi l'envie de boire excessivement de l'alcool. Je n'ai jamais sentis ce non-désir, non-envie urgent de consommer que depuis que j'ai cessé le Cipralex. C'est vraiment difficile à d'écrire, à exprimer. Depuis ma désintox au Cipralex, j'ai perdu l'envie d'alcoolisme à plus de la moitié.

Alors maintenant, avec plus de deux mois de désintox, un mois de plus en sobriété médicamenteuse, je me sens bien! Je me sens mieux. JE ME SENS MOI! Je redécouvre tranquillement qui je suis à l'intérieur. Ce n'est pas fini. Ce n'est que le début!

Adieu Cipralex! Je n'ai plus de temps à dormir pour toi. J'ai beaucoup à rattraper de mes journées à m'agiter. Et surtout, j'ai devant moi, beaucoup de temps maintenant, éveillée, à être ce que je suis, à parler ce que je pense vraiment.

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