lundi 4 septembre 2017

Dans les dernières années

Peu à peu, j'ai avancé et laissé s'échapper des morceaux de ma vie
Depuis les cinq dernières années, ma vie ne m'appartient plus
Je ne suis jamais moi-même, je ne connais même plus mes envies
J'erre comme le vent ne sachant m’arrêter dans quelle rue

Je vous mens à longueur de journées et de semaines entières
Depuis les cinq dernières années, ce que je dis n'est pas mienne
Pour bien paraître, j'invente toutes sortes d'affaires
Mais la vérité se cache derrière un mur assombri de poussières

Derrière cet armure, je crie, je hurle à la vie de m'entendre
Écoute-moi! J'ai besoin d'aide. J'ai besoin de quelqu'un ici!
Depuis les cinq dernières années, j'ai vraiment voulu me rendre
Mais je n'ai jamais su trouver la force d'en finir avec la vie

Je suis lâche. Je suis perdante. Je ne suis qu'un rien du tout.
Et surtout, je ne serais pas là à me lamenter si j'avais du courage
Celui de ramasser tous les morceaux de ma vie perdu dans ce trou
Pour ramener à la vie celle que j'ai déjà existé, telle une belle image

Dans les cinq dernières années, j'ai juste fait semblant d'être
La vérité, j'ai envie de crier, de hurler à quel point je suis mal
Combien je ne suis qu'un corps qui respire sans âme réel
Mais, y'a personne qui se préoccupe de mon mal être

mardi 1 août 2017

L'après appel pour la vie

          Merci. Merci de vous inquiéter de moi. C'est très flatteur. Je consulte une thérapeute depuis le
mois de janvier. En fait, c'est la deuxième. Pour un maigre prix, j'ai la chance de sortir de la maison et de respirer un peu. Thérapeute ou pas. Ma satisfaction est de quitter mon quotidien et de pouvoir parler de comment je me sens à la "seule" personne qui m'écoute vraiment.

Appel pour la vie          Je suis assez perdu dans mon diagnostique de trouble de personnalité limite. Je suis assez perplexe dans le traitement par antidépresseur.  De septembre à octobre 2016, j'ai fait ma désintox de Cipralex. Plusieurs comportements positifs sont apparus. J'ai arrêté d'être un zombie durant la journée. Je dormais, je dormais, je dormais pendant, que sous ma responsabilité, j'avais mon fils de 4 ans. Et j'ai arrêté de dormir! Quel bonheur!

           Mais en mars 2017, j'ai retrouvé ma vielle amie "anxiété" que j'avais perdu depuis 10 ans au moins. Anxiété m'a empêché de conduire la voiture. Anxiété m'a empêché de dormir. Anxiété qui me donne de la tachycardie et des extrasystoles en abondances.

          Cette thérapie me soutient. Me prend la main. Écoute toute ma tristesse et ma colère. Cette thérapie ne me dit pas si ce que je pense de ma vie est bien ou mal mais, cette thérapie est là, juste pour moi, dans ce bureau, je suis là. Je sens que j'existe pour vrai. Qu'elle s'en fou? Je m'en fou. J'ai juste besoin de dire à haute voix ce que je subis dans cette relation "empoisonnée". C'est là que je déverse la rage que j'ai envers cet être qui ne fait que rapporter l'argent pour un confort physique et qui ne m'apporte rien, rien de réconfortant au niveau moral et au coeur.

         Merci de vous demander si je me suis suicider ou pas. Malgré toutes les fois où j'ai voulu le faire, je ne l'ai pas fait. Je crois que c'est un signe que je suis trop faible pour le faire. Ça prend beaucoup beaucoup de courage pour se suicider réellement. Moi, j'aime mieux y aller doucement, et préparer mon départ, si départ il y a. Là, depuis 1 an, je n'accumule plus rien dans la maison. Je jette, je donne. Dernièrement, j'ai choisi d'abandonner ma collection de plantes, de fleurs. Oust! Tous dehors! Je réduis les responsabilités. Bientôt ça va être l'oiseau qui va partir et ensuite le chat.

          Et je vais m'informer pour connaitre les prix pour faire mon testament. J'ai un fils de 5 ans. Je veux faire un testament d'ici 1 an. On m'a dit que c'était environs 300$. C'est cher pour quelqu'un comme moi qui ne travaille pas. Mais je vais le payer une fois pour toute pour l'amour de mon fils.

          Alors, oui, cette thérapie me fait beaucoup de bien. Même si je la paie avec les allocations familiales. 

           "Ne me quitte pas, toi qui sait que j'ai besoin d'être accompagnée pour ne pas sombrer plus bas dans la solitude. Reste près de moi stp et veille sur mes écritures, qui sont la voix de mon âme!"


mercredi 18 janvier 2017

Midi, j'ai reçu un appel

Le 2 à 3 semaines d'attente c'est transformé en 6 jours...

12:36, aujourd'hui, j'ai reçu un appel pour me donner un rendez-vous pour la semaine prochaine.

Elle m'a reparler du suicide au téléphone. À savoir si je pouvais attendre à la semaine prochaine pour pouvoir se jaser de tout ça ensemble...

Je suis contente.

À suivre...

jeudi 12 janvier 2017

L'après entrevue téléphonique de mardi

Visage meurtrie
La société est faite telle que l'aide qu'elle crie haut et fort qu'elle peut apporter, soutenir les personnes dans la détresse psychologique, est fausse. Tout est biaisé par les lois. Surtout les lois du silence... qui peuvent être brisé.

Quand elle m'a demandé si je vivais de la violence. Si je faisais la violence. Je savais que je ne pouvais pas dire la vérité.

Quand elle m'a demandé ce que j'ai d'important à mentionner tout de suite qu'il serait indispensable que la ou le futur intervenant devrait connaître avant le début des rencontres. J'ai dis que j'ai eu un diagnostique de Trouble de Personalité limite en 2009. Elle m'a tout de suite faite savoir qu'ils ne traitent pas ce trouble.

Et je vous fais grâce du paragraphe sur la consommation d'alcool.

J'ai tellement regretté! Mais là, putain de merde, qu'est-ce que je suis en train de faire? Je suis en train de monter un dossier judiciaire contre moi???

C'est quoi cette merde de mentalité qui croit que je suis coupable d'être moi-même et que demander de l'aide psychologique est un verdict de culpabilité???

Et coupable de quoi? De faire la violence parce que je subis la violence? Coupable de ne pas prendre de pillules contre la dépression? "C'est vous qui avez décidé d'arrêter?" Comme si je n'avais aucune raison valable parce que je ne suis pas médecin?

Et même sur le sujet du suicide, j'ai dû encaisser un jugement:
"Avez-vous des idées suicidaires?" 
Oui
"Vous avez pensé faire ça comment et quand?"
(Ok. J'ai déjà fait mon cours en santé mentale. Je sais où tu veux en venir, ok?)
Avec ma voiture, encore hier...

J'ai dû donner l'explication en long et en large que ce n'était pas obligatoirement à cause du diagnostique Borderline que "j'avais des idées suicidaires". Que les gens "normaux" eux aussi avaient des épisodes possible d'idées suicidaires.

Quelle merde! J'ai appris beaucoup de choses déjà et je n'ai même pas rencontré un intervenant encore.

FARME TA GUEULE! Tu demandes de l'aide parce que tu sais que t'es au bord du gouffre, tu as envie de te tuer ou tuer quelqu'un d'autre. Tu subis de la violence et tu violente les autres. Tu sais que ce n'est pas normal et tu cherches de l'aide avant l'irréparable! Et la seule solution qu'il me vient à l'esprit après cet entrevue téléphonique c'est, suicide-toi!

Tout ce que tu voudrais avouer et vouloir corriger sera retenue contre toi! Suicide-toi! Comme ça tout le monde ne te prendra pas pour un monstre avec des idées de tuer ceux qui te violente!

Et après, cette même société qui sort des statistiques sur le nombre de suicidés... Pfffff. Maintenant, si je me suicide, vous comprendrai que je ne voulais froisser personne avec mes vérités.

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