vendredi 15 juillet 2011

Repères

Un axe ici et un autre là. Je me fie à l'autre pour être moi même. En fait, le "moi-même", je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas qu'est-ce que je veux. L'autre est mon guide. Une ligne droite avec des courbes que j'ai apprivoisé. Qu'est-ce que j'aime à manger? Qu'est-ce que j'aime comme sortie? Qu'est-ce que j'aime dans la vie? Qui aimerais-je à présent?

Quel avenir me réserve demain? Que dois-je faire pour me sentir vraiment vivant? Quelle est ma route sur cette terre? Tant de questions et si peu de réponses... Je ne sais même pas qui je suis réellement. Je ne connais pas ce que j'aime lire. Je ne sais pas non plus, quelle est ma musique préféré ni mon film. Je suivais l'autre...

Que va-t-il m'arriver demain? Et le mois prochain? Seul dans ma chambre et mes "cossins". Mon ordinateur me sert de veilleuse et ma porte, me sert d'ouverture vers le monde. Je vais m'envoyer en l'air. Ah oui, c'est ça. Je vais m'envoyer en l'air avec n'importe qui en espérant rencontrer la perle rare. La personne qui me redonnera des repères. Un autre qui tracera des points que je pourrai relier et qui dessinera un dessin qui donnera un sens à ma vie.

J'ai perdu tous mes repères. Tous les objets que je touche, n'ont aucun sens physique sous mes doigts. Les couleurs me paraissent en noir et blanc et je cherche encore un repère. Eh oui, c'est vrai, il y a mon lit, mes vêtements, ma routine de douche et d'après douche qui n'a pas changé. Une chance! Et je cherche quand même mes repères, un port d'attache avant que je décide de changer de pays... Sinon, je suis foutu. Je n'existe que par écrit et ma vie n'est qu'un nuage qui passe devant le soleil...

mardi 12 juillet 2011

Karma

Maudite vie d'épreuves à la con. Mais qu'est-ce que j'ai bien fait au bon Dieu pour avoir à traverser tant d'épreuves? Je le sais, c'est un jour où j'ai ris du malheur d'un autre qui m'avait fait mal auparavant. C'est aussi le jour où j'ai laissé tomber une amie parce que je trouvais que ses valeurs n'étaient plus les miennes. C'est aussi quand j'ai quitté un homme et qu'il m'aimait encore à mourir mais, que je ne l'aimais plus. C'est surement aussi quand je n'ai pas rappelé mes parents pendant des semaines entières alors qu'ils s’inquiétaient pour moi. C'est surement encore aussi pour pleins pleins de situations où j'ai souris maladivement pour le malheur d'un autre...

Salaud [Poème]

Durant une grande soirée
Je me suis bien amusée
Quelques heures ont passé
L’ivresse m’a emportée

M’a payé la boisson
M’a fait sourire
Sans un soupçon
J’éclatais de rire

Sans prétention
J’avais confiance
Partageant ses confidences
Je l'écoutais avec attention

Sa vie de marié
Sa femme, ses enfants
Il m’a tout raconté
Homme très important

Plus tard
Dans la veillée
C’est-à-dire
Au moment du couché

Il a voulu m’embrasser
J’ai refusé
Il a insisté
J’ai encore refusé

Belle soirée
Ne veut pas dire
Qu’on doit baiser
Pour le plaisir

Il m’a touché
J’ai repoussé
Il a touché mon corps
Quel salaud, quel porc!

Paroles sexuelles
D’une voix vieillie
Dont je me rappelle
Très bien la monotonie

Un son sonore
Encore présent
Dans mon cœur mort
Après cet affreux moment

Arrête, va-t-en!
Il continue inlassablement
N’entendant donc pas du tout
Mes larmes sur mes joues

Pauvre diable
Va en enfer
Crève sur le sable
Sans avoir d’air

Instant douloureux
Il finit par s’endormir
Près de moi, dans le lit
Ses mains me touchent un peu

Recroquevillée
Retournant à l'enfance
Comme un bébé
Naïf et sans défense

Seule, telle une proie
Au milieu de la forêt
Où un, deux, ou trois
Prédateurs la surveillaient

Inquiétude et tristesse
Sans vouloir abandonner
Elle perd de la vitesse
Fatiguée, elle se laisse manger

Malheur, ils sont trop supérieurs
Pas besoin de se débattre
Pour qu’elle tente de fuir de peur
Même à quatre pattes

Je reste immobile, sans bouger
Perdu mon âme intérieure
Je souhaite de tout mon cœur
Que le diable vienne le brûler

Durant qu’il rêve de mon corps
Fruit défendu de la passion
Et que vienne la mort
Pour celui qui a osé, traverser la frontière et me mettre à nu

©WebSyCreation.com (28 janvier 1994)

Le viol [Poème]


Un soir, une nuit ou même si c’était le jour
Rien ne changerait la couleur à toute cette torture
Que ce soit une main posé sur ton corps entier
Ou une parole de saloperie qui serait murmuré

Rien ne justifie que l’on passe sans réclamer « Go »
Personne n’a l’acceptation prétendu de ton âme
Par-dessus l’enveloppe physique qui parait calme
Se pleure, non, se meurt la fragilité d’un être beau

Nul n’a le droit de prendre sans même le demander
Et si quelqu’un a osé frôler ta cuisse, ta sensibilité
Sois forte par tes pensées de te déterrer du cercueil
Nul autre ne peut faire à ta place ce douloureux deuil…

© WebSyCreation.com (14 avril 2010)

dimanche 10 juillet 2011

Break

Je me parle souvent, je me parle tout le temps. Hier et aujourd'hui, je n'ai pas senti mes extrasystoles. J'ai passé moins de temps sur l'ordinateur et j'ai fais plus de ménage. J'ai mis mes écouteurs et me suis déconnecté du monde extérieur. J'ai comme pris un "break" dans la réalité. Comme si le temps s'est arrêté et que mon coeur avait cessé de battre...

Quel bonheur de ne pas entendre les nouvelles malheureuses à LCN.

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