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lundi 16 avril 2018

Mélange de soupe


https://lamenteemeravigliosa.it/wp-content/uploads/2015/11/lasciare-passato-3.pngBizarrement, je n'ai plus envie de mourir
La personne que j'étais, que j'ai tant détesté
N'aura jamais été aussi tant désiré
À présent, c'est la seule raison qui me donne envie

Celle, que je suis devenue, n'est pas moi
Celle, qu'il m'a fait devenir, n'existe pas
Je ne pense plus au suicide de la même façon
                                                 Car, je sais maintenant que je peux exister autrement

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Il m'a enlevé mon sourire spontané
Il m'a donné la solitude comme amie
Il m'a appris comment un humain se démolit
Il m'a cassé. Il m'a transformé. Il m'a détruit.

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Il m'a volé le peu d'ambition qu'il me restait
Il m'a pris aussi le peu de confiance en moi que j'avais
BrokenIl a fait de moi un meuble. Son meuble.

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Image associéeComment se fait-il que la vie me fasse autant pleurer encore aujourd'hui?
Comment je vais faire pour tenir encore le coup durant toutes ces années?
Pourrais-je l'abandonner lui aussi?
Lui, mon fils, l'être de ma vie le plus aimé!

mercredi 18 janvier 2017

Midi, j'ai reçu un appel

Le 2 à 3 semaines d'attente c'est transformé en 6 jours...

12:36, aujourd'hui, j'ai reçu un appel pour me donner un rendez-vous pour la semaine prochaine.

Elle m'a reparler du suicide au téléphone. À savoir si je pouvais attendre à la semaine prochaine pour pouvoir se jaser de tout ça ensemble...

Je suis contente.

À suivre...

vendredi 4 mai 2012

Un homme est né...

Un jour nouveau est arrivé... Enfin, un souffle d'été dans mon quotidien printanier... Mon fils est né...

vendredi 1 avril 2011

Enfance

.... et là, elle descend l'escalier d'un pas ferme. Sa maman vient de la confronter. Sa maman vient de la frustrer. Elle se dirige vers sa chambre, entre et claque la porte! Lumière allumée, tapis beige au plancher, garde-robe porte accordéon. Fer à gaufrer par terre. Et hop! Elle monte sur sa chaise d'ordi et elle n'a pas d'ordinateur. C'est une chaise à roulettes et sert de confort lors d'écriture de poèmes. Elle étire ses bras vers le ciel. Vers le plus haut du plus haut de la dernière tablette du garde-robe. Elle attrape un plat de plastique. Un petit plat rond. Pas plus de 3 pouces de diamètre. Qui a-t-il dans ce plat? Devinez-vous? Il y a une lame. Une belle lame de rasoir... Une lame neuve qui sert au vieux rasoir de ma mère... Je la cache pour les moments difficiles. Et que pensez-vous que je fais avec elle? Et oui, je coupe ma chair. J'automutile une jambe ou un bras. En réalité, lorsque mes parents m'interdisent une sortie, je déchire ma peau. Je pose la lame et je crispe mes dents en ressentant une dose d'adrénaline! Quelle libération!

Je n'ai que 15 ans à ce moment. Le jour, durant ma pause du diner au secondaire, lorsqu'il n'y a personne à la maison, je prend du Brandy dans l'armoire caché. Je gobe 2 Tylenol avec ça en pensant que je vais "feeler" autrement pendant le reste de la journée. En pensant que ma vie sera moins monotone et que je vais pouvoir apaiser mes souffrances psychologique. Mais combien je réalise assez vite que cela ne sert à rien sauf être absente à répondre aux questions du professeur de biologie. J'ai juste l'air d'une niaiseuse. Je me sens bien parce que j'ai l'impression de rêver la réalité, mais au fond, je me sens aussi mal dans ma peau.


À suivre...

mardi 1 mars 2011

Eh bien, mon monde est drôlement fait...

Y'a pas plus de trois ans et demi, j'entrais dans un centre de désintoxication au Nouveau-Brunswick, en me disant: "C'est la dernière nuit, c'est le dernier jour de malheur. Maintenant ma vie va changer pour le  meilleur!" Je me suis trompée...

Cette dernière nuit justement, je l'ai passé avec ma meilleure amie "Apple", ma meilleure amie du temps... J'ai dormi avec ma bouteille d'Appleton Estate, couché sur ma deuxième oreiller. Je lui ai parlé longtemps du goulot jusqu'au fond. Je l'ai caressé. J'ai pleuré beaucoup. J'ai versé des larmes de remord en lui promettant que je vais l'aimer toute ma vie et que je la remercie d'avoir été à mes côtés pour les quinze dernières années passé. J'ai goûté sa saveur, les yeux fermés, en priant une force supérieur, s'il existe, de m'aider à me séparer d'Apple sans trop de peine.

Jusqu'à la toute fin ou plutôt, le tout début de l'arrivée, j'ai pleuré, j'ai pleuré! "Je ne veux pas me séparer de toi Apple mais, il le faut sinon, je vais mourir! Je vais y laisser ma peau! Je t'aime tellement mais, je dois te quitter...". Quelle déchirure j'ai vécu ce soir là. Je me rappelle de sa robe dans le coffre de la voiture, je goûte encore son essence sur mes papilles gustatives. Les yeux fermés, la main vers le ciel, j'avale la dernière gorgée! LA DERNIÈRE de toutes les gorgées! Je sens encore le soleil qui de son clin d'œil, me rappelle que dans les maritimes, avec la demi-heure d'avance, je suis en train de profiter car, je suis en retard dans mon abstinence...

Depuis tout ce temps de consommation, j'avais appris à ne rien paraître de mes émotions. La femme me demande:" Quand est-ce la dernière fois que tu as bu? Me dis-je dans ma tête:" Je viens de boire mon dernier 26 onces de rhum une minute avant d'entrer et tu ne te rends pas compte de mon état avancé d'ébriété?". C'est la merde. Quand t'es rendu à boire plus d'alcool que la salive que tu avales et que personne ne s'en rend compte, c'est qu'il est vraiment temps que tu arrêtes.

Et en ce mois d'avril 2007, j'ai appris à vivre sans alcool dans mon quotidien. On a vérifié mes bagages dès mon arrivée dans ma chambre mais, on a oublié de fouiller mon sac de cosmétique. Même moi, je n'y aurais pas pensé. Quand après 2 jours de thérapie, 4 formations d'informations sur les conséquences de l'abus relié à l'alcool, 8 douches pour passer l'anxiété, 6 repas débordant de sucre et de miel pour combler le manque sucré de l'alcool... J'ai bu, j'ai saucé ma langue au bec d'un échantillon de parfum... On avait oublié de m'enlever au travers de mon "eyeliner" et de mon rose à lèvre, mon parfum. J'y ai goûté et j'ai savouré ce goût de savon sur ma langue parce que c'est le seul alcool que j'ai trouvé à boire. Ce n'était pas facile. Mais j'ai résisté par la suite. J'ai obéis et j'ai fais ma prière de Sérénité. Des dizaines voir même des centaines de fois en 9 jours.

"Mon Dieu, donnez-moi la Sérénité d'accepter les choses que je ne puis changer, le Courage de changer les choses que je peux et la Sagesse d'en connaître la différence."

Le "Notre Père" aussi a été dicté dans certaine journée. Les mains liées, s'est formé une force entre nous, les condamnés du moment présent, les rescapés du bas fond. De nous douze, deux personnes ne rechuterons pas dans la première année et je fus de ce statistique. Après 21 mois d'abstinence, plus d'un an, j'ai choisi de prendre LE premier verre d'alcool. J'en avais marre de penser chaque jour de me priver. J'en avais vraiment assez de me faire plus de soucis à ne pas boire que de me soucier de ma santé si je continue à boire.

Tous les soirs, après mon retour de thérapie, je pensais à ne pas boire. Je prenais toute mon énergie à passer la soirée à me dire: "Faut pas boire, faut pas boire!". Quel calvaire. J'y pensais au travail, j'y pensais dans la voiture, j'y pensais dans mes journées de congé. J'y pensais dans mes rêves aussi. C'était tellement difficile de m'abstenir que j'étais plus malade que lorsque je buvais chaque jour.

Les jours me paraissaient d'une durée de deux journées. Mon Dieu que c'est long et pénible! J'me lève le matin et j'me dis qu'il ne faut pas penser à l'alcool. Je reviens du boulot le soir et j'me dis qu'il ne faut pas que j'arrête à la SAQ. À la fin d'un jour, je regarde l'heure pour savoir si j'ai encore le temps d'aller m'acheter de l'alcool avant que le dépanneur ferme. J'y pense tout le temps!

Maudit que ma vie est mal faite! Quand je buvais à pu finir, je me sentais bien, je me sentais très bien. Avant, il y a 3 ans, je buvais chaque jour mon malheur et la joie m'envahissait. Maintenant, je soufre chaque jour. Je regrette d'avoir décidé un jour de suivre cette thérapie. Je regrette tellement d'avoir pris la décision d'aller dans ce groupe de thérapie pour mettre fin à ma dépendance à l'alcool.

J'y ai quand même passé de beaux moments. Des moments de sérénité que je voudrais bien revivre. Ce que je ne veux pas revoir, c'est l'instant après. Le retour à la maison. Le temps qui passe lorsqu'on retourne chez-soi et que l'on doit vivre avec les souvenirs et l'habitude de boire qui faut tuer. Je me rappelle l'été 2007 où j'ai patiné dans les rues sans l'hiver. Où j'ai cherché la réponse à une question qui n'avait aucun sens. Je n'ai jamais fumé autant de cigares de toute ma vie! De toutes les saveurs, des bonbons de toutes les couleurs et la fille du dépanneur, se demandait bien pourquoi je n'achetais plus de bière 5% mais, juste de la 0.5%. Elle ne me disait rien, mais je savais qu'elle savait...

Ce fut un moment tellement difficile, l'après thérapie. Ils nous avaient pourtant prévenu là-bas, au Nouveau-Brunswick. Ils nous avait tellement prévenu... Le un centième des douleurs qu'ils nous ont enseigné n'égale pas la souffrance vécue. Pendant 21 mois j'ai résisté. Une fois, j'étais en voiture, c'était l'hiver. Je suivais un camion de bière. Un maudit camion de bière avec sa publicité sur tout son long et derrière, une brou mousseuse d'un verre d'alcool. Quelle cruauté! Assise au volant, j'ai perdu la carte. L'eau à la bouche, je me disais que le monde n'était pas fait pour les abstinents alcooliques.

Et puis l'année 2008 s'est passé de la même manière que l'an d'avant. Et l'an 2009 c'est passé comme l'an 200... Non, pas vrai. En décembre 2008, je savais que j'allais en croisière en janvier 2009. Je serais très loin. Très très loin du Québec et surtout du centre de désintoxication. J'ai pris une décision avant d'arriver en janvier. J'ai dis à ma collègue de travail: "J'ai décidé que j'allais prendre un verre d'alcool sur le bateau". Et janvier est arrivé, j'ai pris mon premier verre après 21 mois d'abstinence...



À suivre...

Psychiatrie de la vie en réalité!

Je suis présentement en stage dans un hôpital dans un département de psychiatrie... Depuis quatre jours, je côtoie vingt-et-un patients qui dépendent de professionnels de la santé. Infirmières-chef, infirmières auxiliaires, psychanalystes, médecins généralistes, éducateurs spécialisés, agent de sécurité, diététiciennes, travailleurs sociales, agents du département de la protection de la jeunesse et bien sûr, préposés aux bénéficiaires.

Je vous dis que la misère humaine n'a pas de visage, ni d'âge, ni de tranche sociale. Dans un regard, je perçois la détresse sans savoir le fond de l'histoire. Dans le comportement, je distingue la dépendance sans savoir de quoi il s'agit. Dans un sourire, je comprend l'effort sans savoir la sincérité et dans l'aide demandé, sans parler, je répond sans compter le temps qui passe.

En toute confidentialité, il y a "Samyx" qui s'agite dans la chambre d'isolement. Il crie, il chante et se promène nu en s'infligeant des plaies aux talons en frottant ses pieds sur le sol... Il y a Monsieur "Ginax" qui prend sa douche pour la première fois depuis des jours. Quel calvaire! Il a du savon dans les yeux, incapable de faire de mouvement de haut en bas pour se savonner... Monsieur "Anix" qui se blottit comme un foetus dans le ventre de sa mère. Il mange, il dort. Là dans le passage, on retrouve "Malinix", qui marche et qui marche accompagné de la sécurité. Elle cherche sa belle-mère et ses enfants.

À suivre...

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