mardi 12 juillet 2011

Karma

Maudite vie d'épreuves à la con. Mais qu'est-ce que j'ai bien fait au bon Dieu pour avoir à traverser tant d'épreuves? Je le sais, c'est un jour où j'ai ris du malheur d'un autre qui m'avait fait mal auparavant. C'est aussi le jour où j'ai laissé tomber une amie parce que je trouvais que ses valeurs n'étaient plus les miennes. C'est aussi quand j'ai quitté un homme et qu'il m'aimait encore à mourir mais, que je ne l'aimais plus. C'est surement aussi quand je n'ai pas rappelé mes parents pendant des semaines entières alors qu'ils s’inquiétaient pour moi. C'est surement encore aussi pour pleins pleins de situations où j'ai souris maladivement pour le malheur d'un autre...

Salaud [Poème]

Durant une grande soirée
Je me suis bien amusée
Quelques heures ont passé
L’ivresse m’a emportée

M’a payé la boisson
M’a fait sourire
Sans un soupçon
J’éclatais de rire

Sans prétention
J’avais confiance
Partageant ses confidences
Je l'écoutais avec attention

Sa vie de marié
Sa femme, ses enfants
Il m’a tout raconté
Homme très important

Plus tard
Dans la veillée
C’est-à-dire
Au moment du couché

Il a voulu m’embrasser
J’ai refusé
Il a insisté
J’ai encore refusé

Belle soirée
Ne veut pas dire
Qu’on doit baiser
Pour le plaisir

Il m’a touché
J’ai repoussé
Il a touché mon corps
Quel salaud, quel porc!

Paroles sexuelles
D’une voix vieillie
Dont je me rappelle
Très bien la monotonie

Un son sonore
Encore présent
Dans mon cœur mort
Après cet affreux moment

Arrête, va-t-en!
Il continue inlassablement
N’entendant donc pas du tout
Mes larmes sur mes joues

Pauvre diable
Va en enfer
Crève sur le sable
Sans avoir d’air

Instant douloureux
Il finit par s’endormir
Près de moi, dans le lit
Ses mains me touchent un peu

Recroquevillée
Retournant à l'enfance
Comme un bébé
Naïf et sans défense

Seule, telle une proie
Au milieu de la forêt
Où un, deux, ou trois
Prédateurs la surveillaient

Inquiétude et tristesse
Sans vouloir abandonner
Elle perd de la vitesse
Fatiguée, elle se laisse manger

Malheur, ils sont trop supérieurs
Pas besoin de se débattre
Pour qu’elle tente de fuir de peur
Même à quatre pattes

Je reste immobile, sans bouger
Perdu mon âme intérieure
Je souhaite de tout mon cœur
Que le diable vienne le brûler

Durant qu’il rêve de mon corps
Fruit défendu de la passion
Et que vienne la mort
Pour celui qui a osé, traverser la frontière et me mettre à nu

©WebSyCreation.com (28 janvier 1994)

Le viol [Poème]


Un soir, une nuit ou même si c’était le jour
Rien ne changerait la couleur à toute cette torture
Que ce soit une main posé sur ton corps entier
Ou une parole de saloperie qui serait murmuré

Rien ne justifie que l’on passe sans réclamer « Go »
Personne n’a l’acceptation prétendu de ton âme
Par-dessus l’enveloppe physique qui parait calme
Se pleure, non, se meurt la fragilité d’un être beau

Nul n’a le droit de prendre sans même le demander
Et si quelqu’un a osé frôler ta cuisse, ta sensibilité
Sois forte par tes pensées de te déterrer du cercueil
Nul autre ne peut faire à ta place ce douloureux deuil…

© WebSyCreation.com (14 avril 2010)

dimanche 10 juillet 2011

Break

Je me parle souvent, je me parle tout le temps. Hier et aujourd'hui, je n'ai pas senti mes extrasystoles. J'ai passé moins de temps sur l'ordinateur et j'ai fais plus de ménage. J'ai mis mes écouteurs et me suis déconnecté du monde extérieur. J'ai comme pris un "break" dans la réalité. Comme si le temps s'est arrêté et que mon coeur avait cessé de battre...

Quel bonheur de ne pas entendre les nouvelles malheureuses à LCN.

Seras-tu là?

Dis-moi que oui... Mais qu'est-ce que la vie durant nous réserve-t-elle? Qu'est-ce que le chemin de vie au côté de la solitude nous mènera? Si vous n'avez pas de conjoint, ni de mariage formel, qui vous aidera lorsque le temps viendra? Parce qu'il viendra ce moment où vous aurez besoin d'aide. Une aide pour manger, une aide pour vous laver. Que ferez-vous quand vous serez à l'hôpital et qu'il n'y aura personne de votre famille qui viendra vous aider parce qu'en réalité, vous n'avez pas de famille...

Que ferez-vous lorsque vous serez obligé de vous rendre en chirurgie et que personne ne sera prévenu parce qu'il n'y a personne à prévenir... Un jour, vers la soixantaine, la soixante-dizaine, vous aurez besoin d'aller dans un endroit qui vous aidera à combler vos besoins fondamentaux. Manger, s'habiller, se laver, se vêtir, se divertir, dormir, communiquer... Oui communiquer justement. Qui sera là pour parler avec vous? Qui sera là pour oublier la solitude? Que sera là pour ne pas mourir seul? Qui sera là pour vous tenir la main et vous regarder droit dans les yeux en vous disant: " Tu n'es pas seul, je suis avec toi"... Seras-tu là?

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