jeudi 16 juin 2011

Espoir

L'espoir est une source d'inquiétude parce qu'on ne connait pas l'avenir. On s'inquiète alors de ce que sera fait notre lendemain. On souhaite fort quelque chose. On désire un objet ou un événement si intensément qu'on oublie même de profiter du moment présent.

L'espoir c'est aussi le sourire d'un enfant qui attend sa récompense comme un animal, après avoir obéit à son maître. C'est rire aux éclats en magasinant un voyage en s'imaginant déjà dans l'eau, entouré de sable chaud.

L'espoir c'est une perte de temps car, en vivant d'espérance, il y a quand même une chance sur deux que notre quotidien ne change jamais et que l'on ait nourri nos rêves dans un monde imaginaire qui n'a rien à voir avec nos responsabilités quotidiennes.

L'espoir c'est aussi la seule raison de vivre qu'un individu peut se payer dans toute son existence. C'est ce qui donne la motivation de continuer à s'alimenter et respirer. La seule raison de ne pas se suicider aussi jeune et attendre le plus longtemps possible que ses espoirs se concrétisent.

lundi 13 juin 2011

Livres: commentaires et sondage

Comme je viens de terminer mon premier livre au complet depuis la fin de mes études au Cégep, j'ai envie d'en commencer un autre. C'est très étrange. Je n'ai jamais sentis ça. C'est comme si j'avais envie de boire une autre verre d'alcool ou de prendre de la drogue. Je me sens comme attirer vers la lecture, dans un univers qui m'est complètement inconnu. J'ai peur en même temps parce que je ne sais pas si je le terminerai, mais le fait d'essayer et de me lancer ce défi, m'allume et me motive.

Je magasine par internet chez Archambault et je trouve toutes sortes de livre qui m'intéresse. Alors voilà, je vais écrire ma liste et j'aimerais que vous ajoutiez des commentaires et répondiez à mon nouveau sondage afin de m'éclairer dans mes choix. Merci de votre participation!

  1. Cherchez la femme - Desjardins, India - 19.95$
  2. Putain - Arcan, Nelly - 12.95$
  3. Paradis, clef en main - Arcan, Nelly - 17.95$
  4. La route - McCarthy, Cormac - 14.95$
  5. La brèche - Marie-Sissi Labrèche - 12.95$
J'allongerai ma liste une autre fois et merci!

mardi 7 juin 2011

Maudit que le monde...

Maudit que le monde est triste. J'ai passé la soirée à commenté le film "Borderline" sur Facebook et Twitter puis les gens non rien dit. Maudit que le monde est triste. J'ai essayé par une porte ouverte, d'entrer en contact avec du monde vivant, mais aucun ne s'est prononcé. Maudit que le monde est triste. C'est quoi? Vous attendez qu'on vous parle de sexe? C'est ça? Maudit que le monde est triste. Il m'a fallu toute une calisse de soirée pour tirer les vers des nez de tout ce peuple qui parle et ne dit rien sur Twitter et Facebook. Les jeux, les jeux, les rire et les répliques du genre - lollll ;) - On en a marre! Maudit que le monde est triste. Ce n'est pas que je me crois plus brillante et cultivée que les autres, mais je suis du genre à chercher les bonnes conversations. Les sujets d'échanges. Maudit que le monde est triste! Sur Twitter et Facebook, les gens écrivent en étant seul ou au côté d'une douce moitié, mais ils écrivent pour combler un vide intérieur. Ces gens là, c'est moi aussi et je cris que maudit que mon monde est triste!

lundi 6 juin 2011

Roman "Borderline" de Marie-Sissi Labrèche

6 juin 2011

Tellement mieux d'avoir lu le livre avant de voir le film... Faut lire avant de visualiser car, tout prend un autre sens. La musique est extraordinaire et on comprend bien mieux la profondeur du mal de vivre. J'aime finalement le roman bien plus que je ne l'aurais imaginé. Je l'ai terminé hier et comme coïncidence, ou pas, le film joue à TéléQuébec ce soir...


23 décembre 2010

J'ai reçu en cadeau le roman de Sissi. Je n'aime pas vraiment lire. Même que je n'aime pas lire beaucoup, car j'ai de la difficulté à me concentrer sur un seul sujet. J'avais acheté le livre "L'ennemi en moi" d'Étienne Gervais, et depuis l'été 2010, je suis rendu à la page 160 sur 404. Ce n'est pas que le sujet ne m'intéresse pas c'est seulement qu'il me faudrait quelqu'un qui me le lise avec des expressions, des émotions ou mieux encore, des images à toutes les 3 à 4 pages pour faire travailler mon imagination temporel.

Bon, disais-je, j'ai commencé à lire le roman de Sissi et je me suis rendu compte que c'est le livre du film "Borderline" que je n'avais pas aimé. Enfin, pas aimé est un grand mot, car quand même y'avait des bouts intéressants dans le film, mais vraiment, il n'était pas assez axé sur le mal intérieur et trop sur l'obsession du sexe de l'actrice principal. Le sursexe n'est qu'un des troubles d'obsession compulsif que la personne atteinte d'un trouble de personnalité limite peut évoquer.

Je lis présentement la 36ème page depuis 2 jours, sur un total de 153, donc 24%. C'est déjà un grand progrès à comparé à 40% de mon autre livre acheté, il y a 6 mois. Il y a pleins pleins de passage que je voudrais bien copier-coller de la lecture de mes yeux pour tous ceux qui ne l'on pas acheté encore. Je n'ai pas la patience ni l'énergie de transcription. Malheureusement, je m'efforcerai quand même de vous citer la facilité à comprendre ce roman, dans des mots québécois, purement libre et remplit d'émotions.

Voici un exemple d'impulsivité que le trouble de personnalité limite apporte aux personnes concernées. D'abord, faut que je vous dise que Sissi a 11 ans, dans l'exemple cité:

Sissi: "Quand j'y pense, c'était vraiment une grosse journée, hier.Une grosse journée triste comme un placard à balais. Une grosse journée de cul! Céline ne voulait pas jouer au bingo avec moi, je lui ai foutu une baffe. Elle est partie chez elle en pleurant. Et, ce matin, elle est encore là. Elle n'a pas d'amour-propre, Céline. C'est de la fidélité de caniche qui coule dans ses veines."

Souvent, je pose de tel jugement moi aussi. Même plus, tout le temps je pose des jugements. Je ne suis jamais d'accord avec quelqu'un qui me désobéit. Comme à plusieurs reprises dans le roman, Sissi aborde le fait que quand quelqu'un ne fait pas ce qu'elle veut, elle a le goût de tuer. Pas facile à supporter. Pas facile de se supporter ainsi quand y'a une partie de nous qui dit que ce n'est pas correcte de penser comme ça et qu'une autre moitié, a un désir fou de destruction sévère et d'agressivité mortelle.

Sissi: "J'avais hâte de le raconter à quelqu'un que ma mère s'est suicidée. Un évènement pareil, ça me donne de l'importance, ça fait de moi un point de mire.

Pour l'annoncer à Céline, je prends mon air tragique. Je dis ça parce que j'ai l'impression de vivre dans un film. C'est tellement gros ce qui arrive qu'il faut que je me force pour avoir l'air dedans. Quand des choses comme ça m'arrivent, je me divise en deux: une partie fait semblant, pendant que l'autre se cache et tremble."

C'est ma réalité de tous les jours. Je suis une actrice qui joue bien chacun de mes rôles sauf sur le plan intime. Là, y'a un grand problème, car je dois être moi-même, mais je ne sais pas qui je suis et alors, je me sauve à grands pas. Dans d'autres circonstances, plusieurs ne croiront pas que je souffre d'un trouble de ma personnalité. Rien n'y paraît et pourtant, s'ils savaient! Je ne suis qu'une parure qui prend le rôle qu'on veut bien me donner.

Je vous laisse ainsi, sur ces dernières paroles. M'en retourne à mon livre et peut-être que plus tard, j'y reviendrai avec un autre billet, ou pas...

Si j'avais...

Si j'avais du feu
Je réchauffe les foyers
Si j'avais de l'air
Je nourris les arbres
Si j'avais de l'eau
J'alimente les fleuves

Si j'avais un pouvoir
Je refais le Monde
Si j'avais le courage
Je recommence ma vie
Si j'avais ma chanson
Je vous berce la nuit

Si j'avais la santé
Je voyage ailleurs
Si j'avais l'énergie
Je termine ma poésie
Si j'avais la force
Je me tue

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