samedi 14 août 2010

Adieu [Poème]

Adieu
Aux soirées enivrées de solitude
À la détresse de la confiance
Des nuits passées devant la Lune
À n’avoir comme amie que la danse

À nos deux corps mixés, entrelacés
Pour que nous soyons qu’une personne
Moi, la carcasse physique agenouillée
Toi, la Déesse psychique qui résonne

Adieu
À la certitude d’un matin en santé
Aux régimes pour perdre la faim
Au manque de moyen pour acheter
Qu’un simple bout de pain

À la peur d’oublier mon nom
À la mémoire dysfonctionnelle
Ne plus me souvenir de la saison
À la vie qui me paraissait belle

Adieu
Ma chérie que j’ai choisi de quitter
Celle que j’aime encore malgré
Mon amie rusée qui m’a trompé
Maintenant, n’est plus à mes cotés

Au contrôle que tu as eu sur moi
À l’image terne de mon reflet
Aux mensonges que j’ai crus parfois
À présent, que la vérité, s’il te plait

©WebSyCreation (26 juillet 2007)

mercredi 4 août 2010

Cirque du Soleil 2010

Magnifique! Totem au Cirque du Soleil à Québec jusqu'au 29 août 2010.


Perte de profondeur...

Le temps passe et ne se ressemble pas... Mon sevrage terminé, j'ai recommencé comme je vous ai déjà expliqué dans ce billet "J'ai juste envie de pleurer...". J'ai la tête à l'envers des émotions. Tout le contraire de ce que je ressentais dans mon sevrage. Ce n'est pas facile à vivre et ce n'est pas parce que je suis malheureuse ou déprimée. C'est que mon essence propre, mon parfum d'âme, ce qui fait de moi une personne différente des autres, est gelé par les médicaments. Je ne sens plus la nostalgie et le mal de vivre et ça me manque parce que j'ai l'impression d'être trop loin de mon moi intérieur. Comment vous expliquer quelque chose d'aussi insensé?

Le seul contenu de ma personnalité que je connais c'est celui de soirées de déboire, de poésie, d'alcool et de volatilité. Et à présent, je suis comme devenue une autre personne que je ne connais pas et je n'arrive tout simplement pas à colloquer avec. Je ne bois plus, je ne fume plus, je ne sors plus et je m'emmerde en bref. La seule régularité de mon quotidien, c'est la prise de médicaments deux fois par jour, tous les jours et encore, je ne les prends jamais à la même heure.

J'ai recommencé à travailler après neuf mois d'absence. Je réalise à quel point je suis mal dans ma peau. Ça ne paraît pas, mais je me questionne beaucoup: "Suis-je dérangeante? Est-ce que je pose trop de questions? Mon apparence est-elle démodée? Quand je parle, est-ce que ça paraît que je n'ai pas vu quelqu'un depuis si longtemps? Pourquoi, y'a personne dans mes collègues qui ne me porte de l'attention? Quel est le bon moment pour donner mon avis sur un sujet?" Pas trop évident de répondre à cela quand j'ai personne avec qui le partager et surtout, me conseiller et me comprendre tout simplement.

Je réalise en tant que personne physiquement existante que l'âme est dissociée complètement dans mon cas. Quand je marche pour aller travailler, je pense. Quand je prends ma pause, je pense. Quand je rentre à la maison, je pense encore très fort. Pourquoi n'est-ce pas plus facile de me faire des amis? J'ai l'impression que les dernières années m'ont rendu ignorante à la modernité. Je crois que les médicaments m'aident par contre à continuer de vivre en rendant les autres heureux de part leur ignorance à ma souffrance mais, me rendent malheureuse en enterrant mes sentiments.

Je disais:" Je préfère me lever et passer une journée comme un robot qu'on a bien appris ce qui est bon et ce qui est mal." Je vis ce style de quotidien maintenant mais, je ne distingue plus trop facilement ce qui est bon ou mauvais pour moi. J'ai perdu mes guides, mes références. Je ne suis qu'un tas de papiers non recyclable et je traîne au fond du bac. Je n'ai plus rien qui m'offre un désir de m'exprimer même à l'écriture. Je respire, je mange et je dors. Ma vie d'aujourd'hui se résume à la monotonie et à la contemplation des beautés de la nature dont je ne fais plus partie...

vendredi 30 juillet 2010

Maudite [Poème]

Et que la vie de petit à maudit me détruit de simple pas
J’aspire à réussir à tout simplement sortir de ma solitude
Les jours passent et s’en tasse de sombre nuit, seule à moi
J’aspire à ne plus me mentir pour ne plus être aussi rude

Au fond de moi, y’a la souplesse d’une déesse en misère
Mais qu’est-ce qu’elle attend pour prendre mon temps?
Montrer mes jours d’amour au monde que sont mes prières?
Laisser derrière moi, le fond mauvais de mon mauvais sang

Maudit que la vie n’est qu’une partie de mon rêve quotidien
Mes réveils tardifs ne sont que signe d’un malheureux destin
Tous mes gestes de ménage, de prouesse, sont de temps gaspillé
Je n’ai plus envie de vivre ni d’ivre ne m’est d’un jour apprécié

Si je peux mettre fin à mon mal d’être sans souffrir ni rire
Je hausse les bras vers le Soleil pour la bonté, l’accueillir
J’en ai rien à dire de toutes ces phrases de liberté publique
Qui ne me suivre que pour ma gueule de beauté physique

Maudite vie de malheur qui ne cesse de me centrer de peur
Qu’est-ce qui ou quoi qui peut me sauver d’un suicide torride?
Il n’y a que mon courage qui manque à ma rage de me meurs
Car déjà de mon présent, je parlerais au passé dans ce vide

Et que la vie de petit à maudit me salit de son grand karma!
Aidez-moi à rendre mon trépas facilement d’un doux passage
Je ne cherche que le désir de ne plus sentir que je suis moi
Maudissez la noirceur qui ternit le bleu des yeux de mon image

©WebSyCreation (22 mai 2010)

L’illettrée [Poème]

Et ce soir je cherche un mot à écrire mais rien ne va
Un verre deux verres et qu’importe le sens de phrase
Je ne sens pas l’inspiration qui va jeter sur ce canevas
Un texte de prose qui honore ma poésie de tout un sens

J’ai envie de me coucher sur le sol, de respirer très fort
Et à tue-tête, entendre une musique qui me fait vibrer
Arrêter le temps pour que continue le meilleur des sorts
Que je me sente bien pour un rare soir de cette année

Mais la négativité prend le dessus de mes émotions
La chanson ne fait pas de bon bond de créativité
J’ai mal au cœur, je suis bouleversée dans l’abandon
Tous les sons sont un souffle murmurant la surdité

J’avais des complices de la poésie vivement présente
S’en sont allé de part la nature et la distance des pays
Je recherche alors à rassembler mes mots de tourmente
Parce qu’au gré de l’air musical, se sont tous évanouies

Ma nature a suivi la tournure vers un autre pauvre ciel
Fuyant ma rigidité, mon intolérance et ma personnalité
Ce n’est qu’un passage inventé, car ce subtil goût de miel
N’existe pas vraiment, mais j’arrive à tendrement l’imaginer

Après tout ce temps passé à déposer des lettres sans singulier
La découverte d’un poème au rythme d’une douce musique
Se fait sentir de moins en moins réalisable au présent terminé
Je m’en vais alors, au dictionnaire des synonymes, avec plaisir

©WebSyCreation (22 mars 2010)

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